Combien de marche à pied pour la santé ?

Le mystère des 10.000 pas par jour

Depuis des années j’entends parler de ce chiffre comme étant le minimum de pas à faire chaque jour pour être en bonne santé.

Voici donc, l’ex

Voici donc, l’explication et l’origine de ce concept :

C’est en 1963, à l’approche des Jeux olympiques de Tokyo de 1964 , que le Dr Iwao Ohya, chef de l’une des plus grandes cliniques de Tokyo, a déclaré à quel point il était préoccupé par le faible niveau d’activité physique au Japon ; la solution, a déclaré Ohya, était que tout le monde fasse 10 000 pas par jour. Cet objectif était de passer un message et un objectif clairs, que tout le monde pourrait retenir facilement.

Selon l’ONAPS,

C’est l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité du ministère français des sports. https://onaps.fr/les-breves-de-lonaps/

Il préconise de se fixer un objectif « atteignable et raisonnable » de pas à faire chaque jour.
« Soyez plus actifs et moins sédentaires », voilà un message que nous entendons maintenant presque tous les jours, d’autant plus dans le contexte sanitaire actuel, qui a fait émerger de manière encore plus marquée l’importance de l’activité physique et de la lutte contre la sédentarité pour la santé.

L’activité physique en extérieur entraine de nombreux impacts positifs sur la santé ! C’est ce que nous indiquent trois revues systématiques (dont une méta-analyse) publiées très récemment.

L’activité physique réduit l’ensemble des causes de mortalité !

Une récente étude réalisée en Nouvelle-Zélande montre que l’utilisation du vélo pour les déplacements domicile-travail permet une réduction du taux de mortalité globale de 10%,. Cette réduction étant plus importante pour les risques cardiovasculaires avec une diminution allant jusqu’à 20%.

Cette étude a suivi plus de 15 millions de personnes sur une période de 15 années. Les actifs sont interrogés sur le moyen de transport qu’ils utilisent pour se rendre sur leur lieu de travail. En effet, l’utilisation d’un moyen de transport actif comme le vélo permet une réduction de la pollution de l’air et du risque d’accident de la circulation, une augmentation de la pratique d’activité physique.

Réduire le risque de cancers en bougeant !

La journée mondiale de lutte contre le cancer avait lieu le 4 février 2020. L’occasion de faire le point sur les liens entre activité physique et incidence des cancers.

Une méta-analyse publiée dans le Journal of Clinical Oncology en décembre 2019*, qui a rassemblé les données de neuf études de cohorte, a étudié les relations entre l’activité physique et l’incidence de 15 types de cancer chez plus de 750 000 personnes suivies pendant 10 ans.

Les résultats de cette étude montrent qu’une pratique hebdomadaire de 2,5 à 5 heures d’activité physique d’intensité modérée permet de réduire significativement les risques d’apparition de 7 cancers différents sur les 15 étudiés : côlon, sein, endomètre (utérus), rein, myélome (moelle osseuse), foie et lymphome non hodgkinien (système immunitaire). Le cancer du poumon n’a pas été étudié.

Ces résultats viennent enrichir une littérature scientifique abondante concernant les preuves des effets de l’activité physique sur la prévention des cancers en prévention primaire. Avec des niveaux de preuve « convaincant » ou « probable », une activité physique suffisante et régulière, même d’intensité modérée, est associée à une diminution du risque de survenue des cancers du côlon, du sein (avant et après la ménopause), de l’endomètre et du poumon.

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