Bien sûr le zinc est connu comme étant un minéral essentiel, mais mon attention a été attirée lorsqu’il a été mentionné comme utile pour combattre le virus de 2020.

Et en effet il s’avère que c’est un nutriment qui est utilisé par notre système immunitaire et qui peut aussi augmenter l’action des antibiotiques, ce qui justifie une supplémentation lors d’une infection.

L’OMNS, voir plus bas, composée de plusieurs dizaines de médecins, recommande de ne pas aller au-dessus de 100 mg de zinc par jour, et de le supplémenter dans les mêmes proportions que le fer.

Il semble que ce soit un supplément à ne prendre que temporairement et sans excès, puisque sinon il devient nocif, comme le précise le Dictionnaire Médical Vidal : « Prendre des compléments de zinc sur une longue période expose à une baisse de l’immunité et à une carence en cuivre. La dose quotidienne maximale à ne pas dépasser est de 40 mg pour un adulte. » (voir en bas de page).

Commençons par cet article sur le site de la Radio Nationale France Bleu, du Mardi 22 septembre 2020 :

Coronavirus : un journaliste raconte son traitement à l’hydroxychloroquine (cliquez pour voir l’original)

Il s’agit de Paul Molga, un journaliste pour Les Echos de Marseille, qui a été testé positif à la Covid-19. Il souffre alors de violents symptômes, et il décide de suivre le traitement du Professeur Raoult. Dans cet article il raconte la maladie et les effets du traitement de l’IHU de Marseille, avec des résultats presque immédiats.

Je cite : Le mercredi 16 septembre, médicaments sur la table, Paul peut commencer le traitement : azythromycine une fois par jour pendant cinq jours, hydroxychloroquine trois fois par jour associée à du zinc. Et les effets sont très rapides.

« Mercredi soir, je prends les premiers médicaments. Jeudi matin, je sens que la charge virale a déjà diminué et la plupart des symptômes se sont atténués. » – Paul Molga

Fin de citation.

Donc le zinc y est mentionné, et cela fait des mois que j’en entend parler, depuis que des médecins l’ont intégré à des protocoles contre le virus, en y trouvant un avantage supplémentaire. Il fait même partie du protocole contre le nouveau virus depuis le mois de mai en Chine, comme on peut le vérifier dans cet article de France-Soir, un des seuls magazines du paysage national à en parler sérieusement.

Quand les Chinois soignent, quand les Etats-Unis jouent leur enjeu stratégique,  la France lit la « mauvaise revue », les ministres se protègent et l’UE joue « mal » au casino. (cliquez pour voir l’original)

Je cite : Le 18 mai 2020, les Chinois sont contents car un médecin indien basé à Shanghai déclare que la Chine est proche de gagner la bataille contre la Covid-19. Une combinaison d’hydroxychloroquine, de l’antibiotique azithromycine et de zinc a permis de sauver des patients infectés par le coronavirus.

La réalité est sévère, mais aujourd’hui apparente.

Pendant que les Chinois soignaient, en prophylaxie avec de l’hydroxychloroquine (HCQ), de l’azithromycine (AZM) et du zinc (ZN) et en phasesévère (anti-cytokines, corticostéroïdes), le Ministère de la Santé Olivier Véran lisait The Lancet, « la mauvaise revue » et s’empressait par le biais d’un tweet de saisir le Haut Conseil de la Santé Publique.

L’argument récurrent du ministre de la Santé « il n’y a pas d’étude qui démontre clairement l’efficacité de HCQ » est ridicule et coupable. C’est se mettre des œillères et ne regarder qu’une partie des évidences qui existent.

Comme décrit ici, les Chinois ont toujours avancé sur le meilleur traitement prophylactique (chloroquine puis hydroxychloroquine, puis la bithérapie hydroxychloroquine et azithromycine, puis la trithérapie HCQ + AZM + Zn)

Fin de citation.

Voila donc le zinc placé en complément de la bithérapie anti-virus pour plus d’efficacité. Alors aujourd’hui je vous partage quelques trouvailles qui permettent de comprendre pourquoi le zinc est aussi utile.

Commençons par l’autorité internationale « ultime », bien que désormais quasiment sous la main de fonds privés, l’Organisation Mondiale de la Santé. Voici un article d’avril 2011 sur leur site internet en français, qui annonce l’utilité du zinc dans les cas d’infections pulmonaires chez les enfants.

Cela ne date donc pas d’hier, les médecins et les scientifiques savent depuis de longues années que le zinc est très utile pour notre bien-être, et surtout en cas d’infection, et pourtant nos ministres de la santé successifs ne nous en ont jamais parlé, alors même que nous étions soit-disant « en guerre » contre un virus provoquant justement des infections pulmonaires !

Supplémentation en zinc visant à améliorer les effets du traitement chez les enfants atteints d’infections respiratoires (cliquez pour voir l’original)

OMS – Bibliothèque électronique de données factuelles pour les interventions nutritionnelles (eLENA). Fondements biologiques, comportementaux et contextuels, avril 2011

Je cite : Le zinc est un élément trace essentiel, indispensable à la préservation des cellules intestinales, à la croissance osseuse et au système immunitaire. Les enfants qui vivent dans une région à faible revenu sont souvent dénutris et carencés en zinc 1, 2. Une carence sévère en zinc est associée à un retard de croissance, à une immunodépression, à des problèmes dermatologiques, à des troubles de l’apprentissage et à l’anorexie 3, 4. Les carences peuvent découler de l’apport insuffisant d’aliments contenant du zinc ou de sa mauvaise absorption. La plupart des aliments à forte teneur en zinc sont d’origine animale, comme la viande, le poisson et les produits laitiers.

…/ Un certain nombre d’auteurs confirment que la supplémentation systématique en zinc pendant plus de trois mois a un effet positif sur le raccourcissement des infections aiguës des voies respiratoires inférieures chez les enfants des pays en développement 11, 19, 35, 36. Ces effets observés pourraient se traduire par une diminution absolue majeure des taux de morbidité et de mortalité des enfants compte tenu du nombre d’enfants mourant chaque année d’une infection aiguë des voies respiratoires inférieures 9. Il demeure important de mieux comprendre comment le zinc peut également fonctionner en conjonction avec des antibiotiques dans le traitement des enfants présentant une infection aiguë des voies respiratoires inférieures et réduire le nombre de décès d’enfants causés par la pneumonie.

Fin de citation.


En cherchant sur le plus grand site de publications scientifiques en anglais, PubMed, on trouve pour « zinc + virus » 4.655 résultats, et pour « zinc + immunity », il y a 5.437 résultats (à ce jour). Le zinc n’est donc pas un sujet mineur en matière de santé, mais au contraire il semble intéresser de nombreux centres de recherche de par le monde, même s’il est très bon marché à supplémenter.

Voici 5 études représentatives sur le sujet du zinc et de l’immunité biologique, provenant de PubMed, parmi les milliers de résultats :

1 – Le rôle des micronutriments dans le soutien de la réponse immunitaire contre les infections virales

The Role of Micronutrients in Support of the Immune Response against Viral Infections. Francesco PecoraFederica PersicoAlberto ArgentieroCosimo Neglia, and Susanna Esposito*. Nutrients. 2020 Oct; 12(10): 3198. Published online 2020 Oct 20. GRATUIT PMC 7589163

Abstrait : Les infections virales sont l’une des principales causes de morbidité et de mortalité dans le monde, et l’importance des pratiques de santé publique, notamment le lavage des mains et la vaccination, pour réduire leur propagation est bien établie. De plus, il est bien connu qu’une bonne nutrition peut aider à soutenir une fonction immunitaire optimale, réduisant ainsi l’impact des infections. 

Plusieurs vitamines et oligo-éléments jouent un rôle important dans le soutien des cellules du système immunitaire, augmentant ainsi la résistance aux infections. D’autres nutriments, tels que les acides gras oméga-3, aident à maintenir un fonctionnement optimal du système immunitaire. L’objectif principal de ce manuscrit est de discuter du rôle potentiel de la supplémentation en micronutriments dans le soutien de l’immunité, en particulier contre les infections virales respiratoires. 

L’analyse de la littérature a montré que les études in vitro et observationnelles et les essais cliniques, soulignent le rôle important des vitamines A, C et D, des acides gras oméga-3 et du zinc dans la modulation de la réponse immunitaire. 

La supplémentation en vitamines, en acides gras oméga 3 et en zinc semble être un moyen sûr et peu coûteux de soutenir le fonctionnement optimal du système immunitaire, avec le potentiel de réduire le risque et les conséquences des infections, y compris les infections respiratoires virales. 

La supplémentation doit s’ajouter à une alimentation saine et s’inscrire dans les limites supérieures de sécurité recommandées fixées par des organismes d’experts scientifiques. Par conséquent, la mise en œuvre d’une nutrition optimale, avec une supplémentation en micronutriments et en acides gras oméga-3, pourrait être une stratégie rentable et sous-estimée pour aider à réduire le fardeau des maladies infectieuses dans le monde, y compris la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), et le zinc pour moduler la réponse immunitaire. 


2 – Interventions nutritionnelles précoces avec du zinc, du sélénium et de la vitamine D pour augmenter la résistance anti-virale contre le COVID-19 progressif

Early Nutritional Interventions with Zinc, Selenium and Vitamin D for Raising Anti-Viral Resistance Against Progressive COVID-19. Jan Alexander,1Alexey Tinkov,2,3Tor A. Strand,4,5Urban Alehagen,6,*Anatoly Skalny,2,3 and Jan Aaseth3,5. Nutrients. 2020 Aug ; 12(8): 2358. Published online 2020 Aug 7. GRATUIT PMC 7468884

Abstrait : La nouvelle infection à coronavirus (COVID-19) véhicule une grave menace à l’échelle mondiale pour la santé et l’économie en raison d’un manque de vaccins et de traitements spécifiques. 

Un facteur commun pour les conditions qui prédisposent à des progrès sérieux est une inflammation de bas grade, par exemple, comme on le voit dans le syndrome métabolique, le diabète et l’insuffisance cardiaque, à laquelle les carences en micronutriments peuvent contribuer.

Le but du présent article était d’explorer l’utilité d’une intervention précoce en micronutriments, en mettant l’accent sur le zinc, le sélénium et la vitamine D, pour soulager l’escalade du COVID-19. 

Méthodes : Nous avons effectué une recherche en ligne d’articles publiés au cours de la période 2010-2020 sur le zinc, le sélénium et la vitamine D, ainsi que sur les infections corona et virales associées. 

Résultats : Il y a eu quelques études fournissant des preuves directes sur les associations entre le zinc, le sélénium et la vitamine D et le COVID-19. Un apport adéquat en zinc, sélénium et vitamine D est essentiel pour la résistance à d’autres infections virales, la fonction immunitaire et la réduction de l’inflammation. Par conséquent, il est suggéré qu’une intervention nutritionnelle garantissant un statut adéquat pourrait protéger contre le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 (syndrome respiratoire aigu sévère – coronavirus-2) et atténuer l’évolution du COVID-19. 

Conclusion : Nous avons recommandé l’initiation d’une supplémentation adéquate dans les zones à haut risque et / ou peu de temps après la suspicion d’infection par le SRAS-CoV-2. Les sujets des groupes à haut risque doivent avoir une priorité élevée en ce qui concerne ce traitement adjuvant nutritif, qui doit être instauré avant l’administration de mesures médicales spécifiques et de soutien. Il est suggéré qu’une intervention nutritionnelle garantissant un statut adéquat pourrait protéger contre le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 (syndrome respiratoire aigu sévère – coronavirus-2) et atténuer l’évolution du COVID-19. 


3 – L’impact potentiel de la supplémentation en zinc sur la pathogenèse du COVID-19

The Potential Impact of Zinc Supplementation on COVID-19 Pathogenesis. Inga Wessels,1,†Benjamin Rolles,2,† and Lothar Rink1,*. Front Immunol. 2020; 11: 1712. Published online 2020 Jul 10. GRATUIT PMC 7365891

Abstrait : Au cours de la pandémie corona actuelle, de nouvelles options thérapeutiques contre cette maladie virale sont souhaitées de toute urgence. En raison de la propagation rapide et du nombre immense de personnes touchées dans le monde, des options rentables, disponibles dans le monde entier et sûres avec des effets secondaires minimes et une application simple sont extrêmement justifiées. 

Cette revue discutera donc du potentiel du zinc comme agent préventif et thérapeutique seul ou en combinaison avec d’autres stratégies, car le zinc répond à tous les critères décrits ci-dessus. Bien qu’une variété de données sur l’association du statut individuel en zinc avec les infections virales et des voies respiratoires soient disponibles, les preuves de l’étude concernant le COVID-19 sont jusqu’à présent manquantes, mais peuvent être supposées comme cela a été indiqué par d’autres et sont détaillées dans cette perspective, en se concentrant sur rééquilibrage de la réponse immunitaire par une supplémentation en zinc. 

Surtout, le rôle du zinc dans les complications vasculaires d’origine virale a à ce jour été à peine discuté. Fait intéressant, la plupart des groupes à risque décrits pour le COVID-19 sont en même temps des groupes associés à une carence en zinc. 

Comme le zinc est essentiel pour préserver les barrières tissulaires naturelles telles que l’épithélium respiratoire, empêchant l’entrée des agents pathogènes, pour un fonctionnement équilibré du système immunitaire et du système redox, une carence en zinc peut probablement être ajoutée aux facteurs prédisposant les individus à l’infection et à la progression néfaste du COVID-19. 

Enfin, en raison de ses propriétés antivirales directes, on peut supposer que l’administration de zinc est bénéfique pour la plupart de la population, en particulier ceux dont le statut en zinc est sous-optimal. la plupart des groupes à risque décrits pour le COVID-19 sont en même temps des groupes associés à une carence en zinc.

Conclusion : Dans cette perspective, nous avons passé en revue la littérature la plus importante sur le rôle de l’homéostasie du zinc lors d’infections virales, en mettant l’accent sur les bénéfices potentiels de la supplémentation en zinc pour prévenir et traiter les infections par le SRAS-CoV2. Bien que les données spécifiques sur le SRAS-CoV2 soient malheureusement toujours en attente et que des études contrôlées randomisées n’aient pas été menées, les preuves énumérées dans la littérature suggèrent fortement de grands avantages de la supplémentation en zinc. 

La supplémentation en zinc améliore la clairance mucociliaire, renforce l’intégrité de l’épithélium, diminue la réplication virale, préserve l’immunité antivirale, atténue le risque d’hyper-inflammation, soutient les effets anti-oxydants et réduit ainsi les lésions pulmonaires et minimise les infections secondaires. 

Surtout les sujets plus âgés, les patients atteints de maladies chroniques et la plupart des autres groupes à risque de COVID-19 en bénéficieraient très probablement. Bien que des études soient nécessaires pour tester l’effet du zinc en tant qu’option thérapeutique pour une maladie établie, la supplémentation préventive des sujets des groupes à risque devrait commencer maintenant, car le zinc est une option rentable, disponible dans le monde entier et simple à utiliser avec peu ou pas d’effets secondaires. 

Les premiers essais cliniques sur la supplémentation en zinc seul et en association avec d’autres médicaments tels que la chloroquine ont été enregistrés (124 , 160 – 162 ). Ainsi, les premiers résultats et schémas thérapeutiques concernant la supplémentation en zinc pour les groupes à risque COVID-19 et les patients peuvent être anticipés prochainement.


4 – Le rôle du zinc dans l’immunité antivirale

The Role of Zinc in Antiviral Immunity. Scott A Read,1,2Stephanie Obeid,3Chantelle Ahlenstiel,3 and Golo Ahlenstiel1,2. Adv Nutr. 2019 Jul; 10(4): 696–710. Published online 2019 Apr 22. GRATUIT PMC 6628855

ABSTRAIT : Le zinc est un oligo-élément essentiel qui est crucial pour la croissance, le développement et le maintien de la fonction immunitaire. Son influence atteint tous les organes et types de cellules, représentant une composante intégrale d’environ 10% du protéome humain, et englobant des centaines d’enzymes clés et de facteurs de transcription. La carence en zinc est étonnamment courante, touchant jusqu’à un quart de la population des pays en développement, mais affectant également des populations distinctes dans le monde développé en raison du mode de vie, de l’âge et de facteurs liés à la maladie. 

Par conséquent, le statut en zinc est un facteur critique qui peut influencer l’immunité antivirale, d’autant plus que les populations carencées en zinc sont souvent les plus à risque de contracter des infections virales telles que le VIH ou le virus de l’hépatite C. 

Cette revue résume la science fondamentale actuelle et les preuves cliniques examinant le zinc comme antiviral direct, ainsi que comme stimulant de l’immunité antivirale. Une abondance de preuves s’est accumulée au cours des 50 dernières années pour démontrer l’activité antivirale du zinc contre une variété de virus, et via de nombreux mécanismes. 

L’utilisation thérapeutique du zinc pour les infections virales telles que le virus de l’herpès simplex et le rhume a découlé de ces découvertes ; cependant, il reste encore beaucoup à apprendre sur les mécanismes antiviraux et les bénéfices cliniques de la supplémentation en zinc comme traitement préventif et thérapeutique des infections virales. 

Conclusions et perspectives d’avenir : La régulation stricte de l’homéostasie du zinc à la fois systémique et intracellulaire indique que le zinc joue un rôle essentiel dans la santé humaine. Bien que le zinc soit un composant d’environ 10% du protéome humain, le zinc sous différentes formes (libre par rapport à lié aux protéines) peut stimuler une variété d’événements de signalisation, y compris la réponse antivirale. Des études in vitro suggèrent que le zinc libre peut avoir des effets antiviraux puissants et sont soutenus par des essais sur des crèmes, des pastilles et des suppléments à haute teneur en zinc libre. De plus, les protéines de liaison au zinc telles que les métallothionéines peuvent posséder des rôles antiviraux, bien que leur fonction spécifique reste incertaine. Néanmoins, le traitement au zinc appliqué à une dose thérapeutique et sous la bonne forme a le potentiel d’améliorer considérablement la clairance des infections virales chroniques et aiguës, ainsi que leurs pathologies et symptômes qui les accompagnent. 

Par conséquent, le rôle du zinc en tant qu’antiviral peut être séparé en 2 catégories : 1 ) supplémentation en zinc mise en œuvre pour améliorer la réponse antivirale et l’immunité systémique chez les patients présentant une carence en zinc, et 2 ) traitement au zinc réalisé pour inhiber spécifiquement la réplication virale ou les symptômes liés à l’infection ( 75 , 78–82 , 83 , 85–91 , 95– 101 , 103 , 104 ).


5 – Statut du zinc dans l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine

Zinc status in human immunodeficiency virus infection. M K Baum 1G Shor-PosnerA Campa. J Nutr. 2000 May;130(5S Suppl):1421S-3S. PMID: 10801954

Abstrait : Il existe des preuves substantielles pour soutenir un rôle important du zinc dans les processus immunitaires. Un état adéquat en zinc est essentiel pour la division, la maturation et la différenciation des lymphocytes T ; pour la réponse lymphocytaire aux mitogènes ; pour la mort cellulaire programmée d’origine lymphoïde et myéloïde ; pour la transcription génique; et la fonction biomembranaire. 

Les lymphocytes sont l’un des types de cellules activées par le zinc. Le zinc est le composant structurel d’une grande variété de protéines, de neuropeptides, de récepteurs hormonaux et de polynucléotides. Parmi les hormones / enzymes zinc-dépendantes les plus connues, on trouve la Cu, la superoxyde dismutase de Zn, un composant enzymatique du système de défense antioxydant, et la thymuline, qui est essentielle à la formation des lymphocytes T. 

Chez l’animal et l’homme, une carence en zinc entraîne une atrophie rapide et marquée du thymus, altération de la sensibilité cutanée à médiation cellulaire et lymphopénie. Les réponses anticorps primaires et secondaires sont réduites en cas de carence en zinc, en particulier pour les antigènes qui nécessitent une aide des lymphocytes T, tels que ceux des globules rouges hétérologues. 

De plus, la réponse anticorps et la génération de cellules T cytotoxiques spléniques après immunisation sont réduites. Le zinc inhibe également la production du facteur de nécrose tumorale, qui est impliqué dans la physiopathologie de la cachexie et de l’émaciation dans le syndrome d’immunodéficience acquise.


L’OMNS donne son avis sur le Zinc (cliquez pour voir l’original)

L’OMNS (et non l’OMS) est l’organisation internationale qui fait la promotion de la médecine orthomoléculaire, qui décrit la pratique de la prévention et du traitement des maladies en fournissant au corps des quantités optimales de substances naturelles pour le corps. En 1969, Linus Pauling a inventé le mot «orthomoléculaire» pour désigner l’utilisation de substances naturelles, en particulier des nutriments, pour maintenir la santé et traiter la maladie.

Je cite : Le zinc est important pour l’absorption et l’action des vitamines du complexe B. Il est nécessaire pour la synthèse des protéines, la formation de collagène, un système immunitaire sain et la capacité du corps à guérir des blessures. Le zinc est absorbé dans l’intestin grêle et est stocké dans le foie, les yeux, les reins, le pancréas, les os, les muscles, la prostate, le sperme, les ongles, la peau, les cheveux et les globules blancs. Le zinc empêche la 5-alpha réductase de convertir la testostérone en dihydrotestostérone (DHT), une forme de testostérone qui favorise la croissance de la prostate. Le zinc augmente la testostérone et le nombre de spermatozoïdes. En cas de carence en zinc, la libido est réduite afin de conserver le zinc (le zinc est concentré dans le sperme). Le zinc est impliqué dans la synthèse des protéines, la contraction musculaire, la formation d’insuline, le maintien de l’équilibre acido-basique, la synthèse de l’ADN, les fonctions cérébrales.

Le zinc soutient un système immunitaire sain, est nécessaire à la cicatrisation des plaies, aide à maintenir votre sens du goût et de l’odorat et est nécessaire à la synthèse de l’ADN. Le zinc soutient également la croissance et le développement normaux pendant la grossesse, l’enfance et l’adolescence.

Le zinc est probablement nécessaire dans plus de 100 enzymes et est probablement impliqué dans plus de fonctions corporelles que tout autre minéral. Il est important dans la croissance et le développement normaux, le maintien des tissus corporels, la fonction sexuelle, le système immunitaire et la désintoxication des produits chimiques et des irritants métaboliques.

Le zinc est nécessaire à un système immunitaire sain et est également utile pour lutter contre les problèmes de peau tels que l’acné, les furoncles et les maux de gorge. Il est en outre nécessaire pour la division cellulaire et est nécessaire au tissu des cheveux, des ongles et de la peau pour être en pleine forme. Le zinc est également utilisé dans la croissance et le maintien des muscles. Les enfants, pour une croissance normale et un développement sexuel, ont également besoin de zinc. Il semble également que le zinc aide à contrôler les glandes sébacées et qu’il est également nécessaire à la synthèse de protéines et de collagène, ce qui est idéal pour la cicatrisation des plaies et une peau saine.

Il y a une pénurie de zinc dans l’alimentation de nombreuses personnes, car le zinc est détruit dans le processus de broyage et est également perdu lors de la cuisson. Une carence entraînera un système immunitaire sous-performant, ouvert aux infections, aux allergies, à la cécité nocturne, à la perte d’odorat, à la chute des cheveux, aux taches blanches sous les ongles, aux problèmes de peau, aux troubles du sommeil, etc. fertilité, tandis que les femmes peuvent avoir des règles irrégulières. Les enfants avec trop peu de zinc peuvent avoir un retard de croissance et une maturité sexuelle lente. Avec trop peu dans le corps, l’odorat pourrait en souffrir, ainsi que votre sens du goût.

Calvitie, blépharite, paronychie, éruptions cutanées, stérilité, faible nombre de spermatozoïdes, cicatrisation retardée, splénomégalie, glossite, stomatite sont d’autres signes. Croissance et réparation cellulaires altérées, avec des effets plus profonds sur les fœtus et les enfants. Une carence en zinc peut ralentir la croissance naturelle du fœtus et ralentir la croissance des nouveau-nés. D’autres effets sont une mauvaise cicatrisation des plaies, une diminution du goût et de l’odorat, des taches blanches sur les ongles, un état d’esprit terne et des difficultés de concentration, une perte de cheveux, une diminution des globules rouges et des globules blancs, ce qui rend les gens plus vulnérables aux infections. Le zinc fait probablement défaut dans l’alimentation des adolescents. Les buveurs absorbent le zinc à un taux réduit, ce qui entraîne une faible numération des spermatozoïdes et une atrophie des testicules. Certaines personnes atteintes d’un cancer de l’œsophage, des bronches, de la prostate ont de faibles niveaux de zinc.

Le zinc métal est un irritant pour la peau humaine et présente un risque d’incendie grave, mais il est par ailleurs non toxique. Les composés de zinc les plus courants ne sont pas très toxiques, mais quelques sels de zinc peuvent être cancérigènes. L’utilisation de certains composés de zinc est autorisée autour des aliments. La pollution par la fumée industrielle peut provoquer des maladies pulmonaires.

Les hommes doivent toujours assurer suffisamment de zinc dans leur alimentation, car la santé de leur prostate est liée au zinc. Le zinc est nécessaire pour fabriquer la testostérone et une pénurie peut induire une faible numération des spermatozoïdes, une perte de libido et d’autres problèmes émotionnels. Le zinc peut également être utile pour combattre l’infection et l’inflammation de la prostate chez les hommes plus âgés. Il est perdu à l’éjaculation, car le sperme a besoin de ce minéral pour nager vers l’ovule. Si une femme prend des contraceptifs oraux ou suit un traitement hormonal substitutif, un supplément de zinc peut être indiqué. Tous les végétaliens et végétariens, les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que les personnes souffrant de psoriasis devraient également envisager leur apport en zinc. Les personnes consommant de grandes quantités d’alcool peuvent également présenter un risque de baisse des niveaux de zinc.

Une consommation trop élevée de zinc (1 à 2 grammes par jour) sur une période prolongée peut en fait nuire à votre système immunitaire au lieu de l’aider. L’apport de zinc doit être maintenu à moins de 100 mg par jour car des quantités plus importantes peuvent entraîner des nausées, de la diarrhée, des étourdissements, de la somnolence et des hallucinations. Si vous souhaitez prendre un supplément de zinc, prenez-le la nuit à jeun, car le zinc peut interférer avec l’absorption d’autres minéraux tels que le cuivre et le fer. Dans une situation multivitaminée, assurez-vous que le zinc et le fer sont presque dans les mêmes quantités.

Le zinc se trouve dans une grande variété d’aliments. Les huîtres contiennent plus de zinc par portion que tout autre aliment, mais la viande rouge et la volaille fournissent la majorité du zinc dans l’alimentation américaine. D’autres bonnes sources de nourriture comprennent les haricots, les noix, certains fruits de mer, les grains entiers, les céréales enrichies pour le petit déjeuner et les produits laitiers. L’absorption du zinc est plus importante avec une alimentation riche en protéines animales qu’avec une alimentation riche en protéines végétales. Les phytates, que l’on trouve dans les pains à grains entiers, les céréales, les légumineuses et d’autres produits, peuvent diminuer l’absorption du zinc.

Source de zinc : Haricots, bœuf, myrtille, mélasse noire, levure de bière, feuilles de buchu, poivron, cœur de poulet, crabe, jaune d’œuf, poisson, hareng, agneau, légumineuses, foie, sirop d’érable, viandes, lait, huîtres, cacahuètes, porc, volaille, graines de citrouille, herbe de calotte, fruits de mer, graines de sésame, soja, graines de tournesol, dinde, son de blé, germe de blé, grains entiers, levure. 

Suppléments : aspartate de zinc, gluconate de zinc, oxyde de zinc, picolinate de zinc, sulfate de zinc.

Fin de citation.


Selon le VIDAL : Complément alimentaire : Zinc (cliquez pour voir l’original)

Le Dictionnaire Vidal est un ouvrage médical français rassemblant des résumés des caractéristiques du produit de médicaments, et de certains compléments alimentaires aux études cliniques poussées des laboratoires pharmaceutiques. Le dictionnaire doit son nom à Louis Vidal.

Le zinc est un métal indispensable à l’action de centaines d’enzymes dans l’organisme. Il est, entre autres, nécessaire à la croissance, à la maturation sexuelle, au fonctionnement du système immunitaire ainsi qu’au renouvellement de la peau et des cheveux.

En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant du zinc. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer :

  • à la synthèse normale d’ADN,
  • au métabolisme acidobasique normal,
  • au métabolisme normal des aliments, des glucides (sucres), des acides gras, de la vitamine A,
  • aux fonctions intellectuelles normales,
  • à la fertilité et à la reproduction normales,
  • à la synthèse des protéines,
  • au maintien des os,
  • au maintien des cheveux, des ongles et de la peau,
  • au maintien de concentrations normales de testostérone dans le sang,
  • à la vision normale,
  • au fonctionnement normal du système immunitaire,
  • à la division cellulaire,
  • à la protection des cellules contre les radicaux libres (effet antioxydant),

si et seulement si ces produits contiennent au moins 1,5 mg de zinc pour 100 g ou 100 ml ou par emballage si le produit ne contient qu’une portion.

…/ Un apport en zinc, en vitamines C et E et en bêta-carotène est utilisé pour traiter les troubles de la rétine liés à l’âge.

Enfin, des médicaments contenant du zinc, à avaler ou à appliquer sur la peau, sont commercialisés pour traiter les poussées d’acné.

PRÉCAUTIONS À PRENDRE AVEC LE ZINC

Prendre des compléments de zinc sur une longue période expose à une baisse de l’immunité et à une carence en cuivre. La dose quotidienne maximale à ne pas dépasser est de 40 mg pour un adulte.

Ses éventuels effets indésirables sont les maux de tête et un goût métallique dans la bouche.

Les compléments de zinc doivent être ingérés au moins deux heures avant ou après les compléments alimentaires contenant du fer, les antibiotiques de la famille des cyclines et des quinolones, les traitements contre l’ostéoporose, et les médicaments destinés à neutraliser l’acidité de l’estomac.


Voila donc ma petite recherche sur ce minéral qui a été tant cité en 2020, par les gens qui donnaient des soins et dans les milieux alternatifs, et non cité par les gens qui gouvernent la politique de santé du pays. Comment comprendre que les autorités de santé nationales n’informent pas les citoyens qui payent leurs salaires, sur les moyens prouvés pour renforcer leur immunité facilement et à faible coût ?

Mon opinion est que ces fonctionnaires de la santé sont payés par les citoyens, mais travaillent pour les intérêts des entreprises privées de l’industrie pharmaco-médicale. Est-ce aussi votre avis ?

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