Vitamine C intraveineuse à haute dose : pourquoi les médecins s’y intéressent à nouveau

La vitamine C n’est pas seulement une simple vitamine. Lorsqu’elle est donnée par voie intraveineuse, à des doses beaucoup plus élevées que ce que l’on peut avaler, elle agit comme un véritable agent thérapeutique. Les concentrations atteintes dans le sang deviennent alors capables de soutenir l’immunité, protéger les tissus sains et fragiliser les cellules malades.

Dans les maladies graves, comme les infections sévères ou la septicémie, les réserves de vitamine C chutent souvent au niveau du scorbut. Les perfusions permettent de rétablir rapidement un niveau normal, de réduire l’inflammation, de stabiliser la circulation sanguine et d’aider les organes à récupérer.

Dans le cancer, des études montrent que les fortes doses intraveineuses peuvent affaiblir sélectivement les cellules tumorales, améliorer la tolérance aux traitements classiques et, dans certains cancers comme celui du pancréas, prolonger la survie lorsque cette approche est ajoutée à la chimiothérapie.

Pour le cœur et les vaisseaux, la vitamine C protège l’endothélium (la paroi interne des artères), limite l’oxydation des graisses, soutient la production d’oxyde nitrique (indispensable à la circulation) et participe à la fabrication du collagène, essentiel à la solidité des vaisseaux.

La sécurité est bien établie : les fortes doses IV sont généralement bien tolérées, à condition de dépister un déficit en G6PD et de surveiller la fonction rénale lorsque nécessaire.

En résumé, la vitamine C intraveineuse est une approche sûre, peu coûteuse et prometteuse. Elle ne remplace pas les traitements classiques, mais peut les renforcer, notamment en oncologie, en soins intensifs et dans les maladies cardiovasculaires.

L’article du médecin américain Dr CHENG plus en détails est sur ma page https://tresbonnesante.fr/vitamine-c-intraveineuse-soins…/

Bonne lecture et bonne guérison !

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