Thérapie Rath/Pauling à la vitamine C

Vitamine C et santé cardiaque : La théorie du Dr Rath à propos des maladies cardiovasculaires

Saviez-vous que la carence chronique en vitamine C peut causer des maladies cardiaques ? Il est bien connu que nous avons besoin de quantités suffisantes de vitamine C pour prévenir le scorbut. Mais le travail effectué par le Dr Matthias Rath et ses collègues chercheurs appuie le concept selon lequel la carence en vitamine C est un facteur de risque indépendant de l’athérosclérose (dépôt de plaque le long des artères) et des maladies cardiovasculaires.  

Dans une étude révolutionnaire, menée en 2015 et publiée dans l’American Journal of Cardiovascular Disease, des chercheurs de l’Institut de Recherche Dr Rath ont démontré que ce n’est pas le cholestérol mais bien la carence chronique en vitamine C qui donne lieu à l’athérosclérose – la cause première des crises cardiaques et d’AVC – qui se caractérise par le durcissement et le rétrécissement des artères.

La théorie traditionnelle vs. la nouvelle théorie des maladies cardiovasculaires

Selon la conception traditionnelle, un haut taux de LDL dans le sang endommage l’endothélium – une mince paroi de cellules qui recouvre l’intérieur des vaisseaux sanguins. Une série de réactions immunitaires et inflammatoires s’ensuivent dans l’endothélium, ce qui déclenche la formation de cellules spumeuses et de stries lipidiques le long des parois vasculaires. Ces événements donnent lieu au développement de l’athérosclérose, qui se caractérise par des dépôts lipidiques faits de calcium, de particules de cholestérol, de fibrine et d’autres substances qui se déposent dans les artères.

Toutefois, cette théorie ne répond pas à certaines des questions les plus importantes en ce qui a trait aux maladies cardiaques :

  1. Si le taux de cholestérol est uniformément distribué en longueur et en largeur dans le système vasculaire (artères et veines), pourquoi est-ce que ce sont les artères coronariennes du cœur qui sont en grande partie affectées et pas les veines?
  2. Pourquoi est-ce que seul le cœur subit des dommages et pas les autres organes?
  3. Pourquoi est-ce que les animaux n’ont pas de crises cardiaques à la même fréquence que les humains ?

Le Dr Rath (assistant de Linus Pauling pendant des années) propose une nouvelle théorie des maladies cardiovasculaires, selon laquelle la carence à long terme en nutriments, particulièrement la vitamine C, altère la structure et l’intégrité des parois artérielles. Et la molécule Lp (a) (un type de molécule de cholestérol) entre en jeu pour réparer les dommages et prévenir la perte sanguine fatale qui pourrait survenir si les vaisseaux sanguins continuent de se désintégrer en l’absence de vitamine C.

Alors, quelle est la relation entre un faible taux de vitamine C et l’athérosclérose ?

Carence en vitamine C et croissance du taux de Lp (a)

Ce concept a été démontré dans une étude de 2015, menée par le Dr John Cha. Il a été démontré qu’un faible taux de vitamine C dans le corps a pour résultat une croissance du taux de Lp (a). Et l’accumulation de particules de Lp (a) dans les parois artérielles peut causer le développement de lésions athérosclérotiques. [1]

Cette étude a également mis une lumière sur une autre relation intéressante entre la vitamine C et la Lp (a). Il semblerait que nous ayons commencé à exprimer les gènes pour la molécule Lp (a) il y a de cela une quarantaine de milliers d’années, soit au moment où nous avons subi une mutation génétique qui nous a retiré notre capacité naturelle à produire notre propre vitamine C. Cette relation est très significative. Elle signifie que les humains ont commencé à produire de la molécule Lp (a) en tant que mécanisme d’auto réparation et d’autodéfense pour nous sauver la vie, en retardant le scorbut et la perte sanguine hémorragique en l’absence de vitamine C endogène.

Cette étude est une extension d’un concept publié en 1990 par le Dr Matthias Rath et le Dr Linus Pauling, qui est deux fois gagnant du Prix Nobel. Ils ont suggéré que la particule de Lp (a) agit comme molécule réparatrice et remplace la vitamine C pour réparer les dommages qui ont lieu dans les parois vasculaires. L’article insistait sur le fait que l’idée selon laquelle la Lp (a) soit un « substitut de l’ascorbate est appuyée par le fait que cette lipoprotéine se retrouve généralement dans le sang des primates et des cobayes, qui ont perdu leur capacité à synthétiser l’ascorbate, alors qu’elle ne se trouve que rarement dans le sang d’autres animaux. » [2]

Vitamine C et synthèse du collagène

La vitamine C est un cofacteur important pour la synthèse et la réparation du collagène. Le collagène est une protéine robuste et fibreuse présente dans les tissus conjonctifs du corps, comme par exemple la peau, le cœur, le système digestif, les vaisseaux sanguins, les muscles, le cartilage, les tendons et les ligaments. Le collagène donne une structure, de la force et de la stabilité aux tissus conjonctifs.

Lorsque votre corps ne possède pas suffisamment de vitamine C et d’autres micronutriments, cela donne lieu à une mauvaise synthèse du collagène. À long terme, la carence en vitamine C peut causer le scorbut. Puisque la vitamine C est également nécessaire à d’autres processus biologiques cruciaux, tels que le fonctionnement du système immunitaire, la guérison des plaies, l’absorption de fer et le métabolisme du cholestérol, si le corps est chroniquement en manque de cette vitamine, cela se manifeste sous la forme de plusieurs symptômes – dont une sensation de faiblesse, une mauvaise guérison des plaies, une diminution de l’appétit, des bosses et des contusions aux follicules pileux, des douleurs musculaires, l’anémie, le gonflement et le saignement des gencives, des caries dentaires, une vision floue, de la sécheresse oculaire, de la sensibilité à la lumière, le souffle court et des douleurs thoraciques. S’il n’est pas correctement traité, le scorbut peut même entraîner des hémorragie internes, une défaillance organique et la mort.

En termes de santé cardiaque, la carence chronique en vitamine C donne lieu à la dégradation du collagène et autres molécules des tissus conjonctifs dans les parois artérielles. Ce type de pertes structurelles se remarque d’abord dans la région des vaisseaux sanguins; par exemple, dans les artères coronaires (les artères qui fournissent du sang au muscle cardiaque). C’est parce que les artères sont soumises à un haut niveau de stress mécanique, dû au battement continu du cœur. Ce type de détérioration dans la structure de la paroi artérielle nécessite une réparation urgente.

Curieusement, notre corps possède un mécanisme de réparation bien défini pour traiter ces dommages. Il envoie les particules de Lp (a) vers les parois artérielles pour initier le processus de réparation. Toutefois, ce processus de réparation, bien que bien intentionné, devient rapidement erratique et résulte en la formation de plaque dans les artères. Et cela a lieu lorsqu’il y a carence persistante en vitamine C.   

Comment est-ce que tout cela fonctionne? Quelles propriétés font de la Lp (a) une bonne molécule pour agir en tant que substitut de la vitamine C? Et, surtout, qu’est-ce que la Lp (a) exactement?

Lp (a) : Molécule collante de cholestérol qui agit tel un plâtre

Votre corps a besoin de lipides pour être en mesure de réaliser un large éventail de fonctions absolument essentielles au bien-être physique et mental. Mais les lipides et l’eau ne se mélangent pas bien. Ils ont besoin d’aide pour naviguer dans le flux sanguine (qui est constitué en grande partie d’eau) afin d’atteindre les divers cellules et tissus. C’est ici que la lipoprotéine entre en scène. Les lipoprotéines sont de petites particules qui agissent comme transporteurs de différents types de molécules lipidiques dans le corps.   

Les lipoprotéines sont faites de divers types de molécules lipidiques (telles que les triglycérides et le cholestérol) entourées d’une couche de protéines et de phospholipides. La protéine dans cette structure est appelée apolipoprotéine, qui remplit plusieurs fonctions essentielles, tels que produire des lipoprotéines solubles dans le sang tout en fournissant une structure forte et aider les lipoprotéines à se lier aux récepteurs des cellules.  

Nous connaissons déjà la lipoprotéine de haute densité (HDL) ainsi que la lipoprotéine de basse densité (LDL). Les particules de LDL contiennent un type de lipoprotéines appelées apolipoprotéine(b). Et la Lp(a) est un type de particules LDL qui contiennent une protéine additionnelle en surface appelée apolipoprotéine(a) en plus de l’apolipoprotéine(b).

L’Apo (a) est une protéine très collante et c’est cette propriété qui donne aux particules Lp (a) une forte tendance à se lier à d’autres diverses composantes des tissus conjonctifs, telles que la fibrine et le collagène. Elles se lient facilement aux cellules de l’endothélium également. De plus, la Lp (a) possède d’autres propriétés :

  • Les propriétés anti-fibrinolytiques de la Lp (a) favorisent également la formation de caillots sanguins.
  • Les particules de Lp (a), en raison de leur nature collante, se logent plus fermement dans la paroi artérielle, où elles se lient à certains acides aminés et initient des réponses inflammatoires.

Les études démontrent que la Lp (a) est l’un des plus puissants facteurs de risque génétiques de toutes les formes de maladies cardiovasculaires, dont les crises cardiaques, l’AVC, les maladies coronariennes artérielles et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Cependant, ce sont ces mêmes propriétés liantes et anti-fibrinolytiques qui aident la Lp (a) à accélérer le processus de guérison des plaies et à déclencher d’autres mécanismes de réparation dans les cellules, propriétés qu’elle a en commun avec la vitamine C.

Comment est-ce que la Lp (a) compense pour la carence en vitamine C?

Un manque de vitamine C dans le corps donne lieu à l’altération de la synthèse et la réparation du collagène, un processus qui affaiblit et endommage les tissus conjonctifs des artères. Cela cause une perte de structure et d’intégrité dans les parois vasculaires et peut donner lieu à une perte sanguine hémorragique fatale.

Le foie produit la Lp (a), qui agit comme molécule réparatrice mobile afin de compenser pour ces dommages structurels. Essentiellement, la Lp (a) remplit deux fonctions très importantes :

  • La Lp (a) utilise le LDL comme transporteur afin d’atteindre les sites endommagés – dans ce cas-ci, il s’agit des artères. Le LDL fournit du cholestérol et autres lipides pour créer de nouvelles cellules saines. (Contrairement à la croyance populaire, le cholestérol n’est pas votre ennemi. Il remplit plusieurs fonctions essentielles dans le corps. Par exemple, vous avez besoin de cholestérol pour produire des hormones stéroïdiques, de la vitamine D et des acides biliaires pour digérer les graisses. Vos membranes cellulaires et la gaine de myéline qui recouvre vos cellules nerveuses sont faites de cholestérol. De plus, le foie envoie des molécules de cholestérol LDL vers les sites de lésions pour réparer les cellules endommagées. Vous avez également besoin de cholestérol pour produire de nouvelles cellules saines).
  • La particule de protéine collante apo (a), présente dans la particule Lp (a), se lie à la paroi artérielle pour compenser pour le collagène défaillant et pour empêcher les vaisseaux sanguins de se dégrader et de saigner.    

Bien que ce processus soit au départ déclenché pour contrer le manque de vitamine C et pour préserver l’intégrité des parois vasculaires, s’il perdure à long terme, il donne lieu au dépôt de plaque dans les parois artérielles. [3]

Les humains, ainsi que certains animaux, tels que les cobayes et les chauves-souris, ont perdu leur capacité à produire leur propre vitamine C. La plupart des animaux, toutefois, produisent naturellement une quantité suffisante de vitamine C. Cela protège leurs artères contre les dommages structurels ainsi que l’athérosclérose qui en résulte. Cela répond à la question « pourquoi est-ce que les animaux ne meurent que rarement des suites d’une crise cardiaque? ».  

Résumé des découvertes de l’étude de 2015

  • La carence chronique en vitamine C accroît le taux de Lp(a) dans le sang.
  • L’accumulation de Lp(a) dans les parois artérielles donne lieu à l’apparition et au progrès de l’athérosclérose.
  • Un taux accru de Lp(a) dans le sang n’est pas la principale cause qui sous-tend les maladies cardiovasculaires. Il s’agit plutôt d’un indicateur que les tissus conjonctifs des vaisseaux sanguins sont en train de se dégrader, et le corps a initié un processus de réparation vital en faisant appel aux particules Lp(a) et autres molécules lipidiques sur le site où les dommages ont lieu.
  • Généralement, un régime alimentaire riche en graisses est considéré comme causant l’athérosclérose. Toutefois, la carence en vitamine C est un facteur de risque indépendant du développement de l’athérosclérose.

Références :

  1. Cha et al. Hypoascorbemia induces atherosclerosis and vascular deposition of lipoprotein(a) in transgenic mice. Am J Cardiovasc Dis. 2015
  2. Rath M, Pauling L. Hypothesis: lipoprotein(a) is a surrogate for ascorbate. Proc Natl Acad Sci U S A. 1990
  3. Breakthrough towards the natural control of cardiovascular disease, Dr. Matthias Rath, 22-4-2015. YouTube. (Video)
  4. Dr Matthias Rath Wikipedia

La Thérapie Linus Pauling à la vitamine C

Le rôle de la vitamine C dans la prévention et le traitement du rhume, de la grippe et de nombreuses autres maladies infectieuses est probablement le plus reconnu. Cependant, la vitamine offre d’autres avantages extraordinaires pour la santé, en particulier pour le cœur, qui sont non seulement moins connus mais encore mal compris.

La vitamine C agit comme un excellent antioxydant et aide le corps à absorber le fer. Et l’une de ses fonctions les plus cruciales est d’agir comme cofacteur essentiel dans un large éventail de réactions enzymatiques.

(Un cofacteur est un composé chimique non protéique qui est nécessaire pour activer les enzymes, qui sont des catalyseurs de protéines aidant à accélérer les réactions biochimiques dans le corps).

Cofacteur, la vitamine C aide à la synthèse :

– du Collagène – la protéine la plus abondante dans le corps qui fournit la structure, la forme et la force aux tissus conjonctifs tels que la peau, les ligaments, le cartilage, les os et les vaisseaux sanguins. Le corps a également besoin de collagène pour maintenir et réparer les tissus conjonctifs. Sans collagène, les tissus et les organes qui sont maintenus à l’aide de fibres de collagène, commencent à perdre leur intégrité structurelle et à s’effondrer. Ce problème est appelé scorbut.

– de la Carnitine – un nutriment qui transporte les acides gras dans les mitochondries, où ils sont transformés en énergie.

– des catécholamines – des hormones telles que la dopamine, l’adrénaline et la norépinéphrine produites par les glandes surrénales.

Toutes ces propriétés font de la vitamine C un acteur extrêmement important dans l’entretien de votre santé globale, et en particulier dans la cicatrisation des plaies, la réparation des tissus et le maintien de fonctions cardiovasculaires saines.

Alors que la vitamine C est en effet essentielle à votre santé globale, les humains manquent d’une enzyme qui est nécessaire pour produire de la vitamine C dans le foie. C’est pourquoi nous avons besoin d’une consommation régulière de vitamine pour atteindre une santé optimale et, en particulier, pour produire de grandes quantités de collagène sain dont le corps a besoin pour maintenir des tissus et des organes sains.

Dr. Linus Pauling : pionnier de la médecine orthomoléculaire

Le Dr Linus Pauling, grand scientifique américain, reste la seule personne à avoir remporté deux prix Nobel à lui tout seul, l’un en chimie (1954) et l’autre pour la paix (1962). En outre, les recherches scientifiques de Pauling ont inspiré le fonctionnement de James Watson et Francis Crick pour décoder la structure en double hélice de l’ADN.

Pauling a inventé le terme d’ « orthomoléculaire », qui se réfère aux bonnes molécules dans les quantités requises. La médecine orthomoléculaire est une pratique où une maladie peut être prévenue et traitée en fournissant au corps de bonnes quantités de molécules non toxiques, telles que des vitamines, des acides aminés ou d’autres nutriments naturels. Pauling pensait que le corps fonctionnait sur toutes sortes de réactions biochimiques et électrochimiques, qui sont fondamentalement facilitées avec des produits chimiques et des nutriments qui fonctionnent comme  enzymes, cofacteurs ou substrats. Tout déséquilibre dans ces substances interfère avec l’exécution réussie de ces réactions critiques pour la santé, ce qui peut éventuellement entraîner une mauvaise santé et la formation de maladies.

Théorie Pauling

Dans les années 1960, Pauling a commencé à examiner le rôle de la vitamine C pour la santé. Il a mentionné ses découvertes dans une série de livres :

  • La vitamine C et le rhume (1970) ;
  • La vitamine C, le rhume et la grippe (1976) ;
  • La vitamine C et le cancer (1979);
  • Comment se sentir mieux et vivre plus longtemps (1986).

Pauling a affirmé que l’utilisation de méga doses de vitamine C peut être extrêmement utile dans le traitement des maladies cardiaques, toutes sortes d’infections et même le cancer. Il a également souligné que la carence en vitamine C est l’une des principales causes de maladie cardiaque chez les humains, en plus d’autres facteurs contributifs tels que l’âge, le tabagisme, la génétique et un mode de vie sédentaire.

Pauling-Rath théorie unifiée des maladies cardiovasculaires

Pauling, avec son collègue allemand le Dr. Matthias Rath, a théorisé que la maladie cardiovasculaire peut être complètement gérée par une thérapie en vitamine C spécifique.

Selon la croyance classique, le cholestérol est le principal responsable de la pathogenèse de l’athérosclérose. C’est un problème où la plaque – comprenant de la graisse, des particules de cholestérol, du calcium, des débris cellulaires, de la fibrine et d’autres substances – s’accumule à l’intérieur des artères. Elle épaissit et resserre les artères, entravant l’écoulement du sang vers le cœur et le cerveau. Donc, fondamentalement, des niveaux élevés de cholestérol obstruent les artères et vous donnent une angine de poitrine, une crise cardiaque et un accident vasculaire cérébral.

Contestant cette théorie traditionnelle du cholestérol dans les maladies cardiaques, Pauling a soutenu que l’athérosclérose ne se produit pas lorsqu’il y a trop de cholestérol. Cela vient plutôt du fait que votre corps essaie de réparer les dommages causés par une carence chronique en vitamine C.

Le corps effectue ce processus de réparation salvatrice en envoyant du cholestérol sur le site des dommages, qui dans ce cas se trouve être les artères. Le cholestérol est en fait une molécule qui sauve la vie et joue un rôle très important dans la réparation des cellules et des tissus

Saviez-vous que la moitié de la population atteinte d’une maladie coronarienne a un taux de cholestérol normal? [1] Et que la moitié des gens avec des niveaux élevés de cholestérol ont un cœur en bonne santé? Le cholestérol n’a pas bonne réputation uniquement parce qu’on le trouve toujours là où des dépôts de plaque se trouvent et plus important encore, il est possible de faire baisser les niveaux élevés de cholestérol  à l’aide de médicaments hypocholestérolémiants, ce qui fonctionne en faveur de l’industrie des statines.

Points clés de la théorie « Linus-Rath » [2]:

  1. Une carence chronique en vitamine C est la principale cause de maladie cardiaque.
  2. La vitamine C est nécessaire pour la synthèse du collagène. Sa pénurie à long terme perturbe la production de collagène dans le corps, conduisant à une perte structurelle dans les tissus conjonctifs dans tout le corps, y compris les artères. En plus d’apporter un soutien structurel aux artères, les fibres de collagène maintiennent les parois artérielles souples et lisses, et sont également nécessaires pour la réparation des vaisseaux sanguins.
  3. En l’absence de vitamine C, le foie produit de la Lp (a), une variante très collante du cholestérol LDL, pour réparer le tissu endommagé dans les artères. La Lp (a) a une forte affinité à se lier avec les composants de la paroi vasculaire, y compris le collagène.
  4. Trop d’accumulation de Lp (a) conduit à la formation de plaque.

En un mot, Pauling pensait que les maladies cardiaques sont des formes chroniques du scorbut. Et le corps réagit en colmatant les vaisseaux sanguins affaiblis et endommagés avec des plâtres. De plus, les artères coronaires supportent le plus grand nombre de souffrances dues au manque chronique de vitamine C, car elles subissent le plus haut niveau de stress mécanique dû à l’action de pompage ininterrompue du cœur.

Thérapie Linus Pauling contre maladies cardiovasculaires

La théorie proposée par Pauling et Rath explique également qu’il est possible de prévenir et même d’inverser les maladies cardiaques à l’aide d’une bonne assistance nutritionnelle, c’est-à-dire sous forme de vitamine C et de lysine et proline, des acides aminés.

La vitamine C participe à la synthèse de collagène sain qui répare et renforce les artères, les maintenant en bonne santé et souples. Le corps n’envoie plus de molécules de Lp (a) pour réparer les artères endommagées.

Quel est le rôle de la lysine ?

Les fibres de collagène sont maintenues à l’aide de réticulations de lysine. La vitamine C est nécessaire pour une enzyme qui réticule les chaînes de lysine sur les brins de collagène adjacents. Une carence en vitamine C perturbe la réticulation de la lysine, ce qui entraîne une diminution du collagène. Lorsque les brins de collagène dans la paroi artérielle se séparent, les résidus de lysine fragmentés provenant du collagène endommagé dans les vaisseaux sanguins sont exposés à la circulation sanguine.

Pauling a découvert que la Lp (a) a une forte tendance à se lier à ces résidus de lysine exposés. Alors que l’existence de sites de liaison à la lysine est assez bien connue dans la communauté médicale, ce qui l’est moins, c’est que ces sites / récepteurs sont SEULEMENT trouvés sur la  Lp (a). Cela signifie que seule la Lp (a) a ces récepteurs de liaison à la lysine spécifiques.

Selon Pauling, en donnant à votre corps des molécules de lysine supplémentaires, vous fournirez à des particules de Lp (a) quelque chose auquel se lier. Cela empêche les molécules de Lp (a) de s’attacher aux chaînes de lysine qui se distendent des artères fragiles et structurellement endommagées, et de s’accumuler dans l’endothélium.

Prendre de fortes doses de vitamine C et de lysine peut ainsi prévenir et même inverser les dépôts de plaque :

– La vitamine C aide le corps à produire suffisamment de collagène pour maintenir les artères saines, lisses et souples

– La lysine attire et élimine le composant colloïdal Lp (a) qui contribue aux dépôts de plaque à l’intérieur de la paroi artérielle

Vitamine C : complément de thérapie conventionnelle contre le cancer

Pauling a publié de nombreux articles avec le Dr Evan Cameron sur le rôle de la vitamine C dans la prévention du cancer. Il était convaincu que de grandes quantités de vitamine C, utilisées en association avec des médicaments chimiothérapeutiques conventionnels, pouvaient augmenter considérablement la qualité de vie et le temps de survie chez les patients cancéreux. La vitamine C réduit également les effets secondaires associés à la chimiothérapie.

Il est important de noter que Pauling a prescrit des doses beaucoup plus élevées que la RDA, soit 90 mg pour les hommes et 75 mg pour les femmes. Selon la thérapie de Pauling, cette petite quantité est seulement efficace dans la prévention du scorbut, mais pas assez pour garder votre système cardiovasculaire en pleine forme. Il a recommandé un apport quotidien d’au moins 3 000 mg de vitamine C pour se protéger contre les maladies cardiaques (à titre préventif) et au moins 6 000 mg de vitamine C pour traiter les personnes déjà diagnostiquées avec une maladie cardiaque.

De hautes doses de vitamine C peuvent causer des ballonnements, des gaz ou de la diarrhée. La vitamine C liposomale peut être utilisée pour éviter ces complications. C’est une forme de vitamine C qui contourne le tractus gastro-intestinal et améliore la biodisponibilité ainsi que l’absorption de la vitamine C par les cellules pour obtenir de meilleurs résultats sans les effets secondaires généralement associés à la prise de fortes doses de vitamine C par voie orale en comprimés ou en poudre.

Références:

  1. Sachdeva et al. Lipid levels in patients hospitalized with coronary artery disease: an analysis of 136,905 hospitalizations in Get With The Guidelines. American Heart Journal. 2009.
  2. Rath M, Pauling L. Hypothesis: lipoprotein(a) is a surrogate for ascorbate. Proc Natl Acad Sci U S A. 1990

Le Dr Linus Pauling encourage la prise de vitamine C

« La vitamine C est la cure contre les maladies cardio vasculaires », 
Pr. Linus Pauling, double Prix Nobel

double-nobel-prize-1954-1962-linus-pauling

Le brevet du Professeur Linus Pauling

Le Pr Pauling et son collègue le Dr Matthias Rath, ont reçu un brevet en 1994 pour une méthode pour enlever les plaques de lipoprotéines qui obstruent le système cardiovasculaire, sans chirurgie.

Vous pouvez voir et imprimer ce brevet ici (en Anglais) :
5278189 – Rath/Pauling Lipoprotein Removal patent on the USPTO server

Cette méthode est très simple, et a été utilisée par des millions de personnes depuis ce brevet. Ces millions de personnes sont surtout des Américains parmi les dizaines de millions qui ont acheté les livres du Dr Matthias Rath.

C’est donc à la porté de tout le monde, et ça arrête immédiatement le processus de bouchage des veines et artères,qui est en fait un colmatage initié par le corps pour combler les fissures des parois des veines et artères. Ces fissures apparaissent à cause du manque de vitamine C que le corps utilise normalement pour fortifier ces parois des vaisseaux sanguins.
Le Pr Pauling explique que cet affaiblissement des parois artérielles est la forme chronique (à long terme) du scorbut. La dose recommandée par l’OMS de 60 mg de vitamine C par jour permet d’empêcher la forme aigue (urgente) du scorbut, mais pas la forme chronique, qui est à l’origine du délabrement progressif de tout le corps, les veines étant fragilisées et bouchées au fil des ans …
La dose correcte de vitamine C par jour est de 1 gramme par tranche de 12 kg de poids corporel, soit 5 grammes pour une personne de 60 kg en bonne santé. C’est ce que produisent naturelement tous les mammifères, à l’exception de l’homme, des singes et du cochon d’Inde. Lors d’une maladie les animaux produisent plus de vitamine C, et les humains doivent en faire de même. Pour un rhume il faut parfois jusqu’à 20-30 grammes dans la journée, mais le soir même le rhume a disparu (je parle ici d’expérience personnelle habituelle).

La prise de mégadoses de vitamine C arrête immédiatement ce processus de colmatage des artères, et le renverse, et progressivement les veines et artères vont se dégager des lipoprotéines qui les bouchent. Si la plus bouchée de vos artères l’est à moins de 90%, alors cela fonctionnera parfaitement pour vous. Au dessus de 90% vous devrez généralement subir une intervention chirurgicale, et ensuite la prise de quelques grammes de vitamine C chaque jour remettra votre circuit cardiovasculaire en bonne forme, et vous n’aurez plus jamais à subir une opération tant que vous prendrez suffisamment de vitamine C.
Si vous avez déjà eu un ou plusieurs AVC, les mégadoses de vitamine C vous aiderons à récupérer beaucoup plus vite, et vous protégerons contre toute rechute future.
L’ajout de Lysine au régime de megadoses de vitamine C accélère grandement le processus de décolmattage, la lysine s’attachant aux lipoprotéines pour les évacuer dans les selles.

Vous verrez la différence des la ou les premières semaines de ce régime !
Une solution miracle de plus !
Et avec la vitamine C Lyposomique l’effet sera encore plus spectaculaire !

Le dosage recommandé est de 4 à 6 grammes de lysine
à prendre avec 4 à 6 grammes de vitamine C par jour.

Avertissement : Utilisez de la vitamine C sous forme d’acide ascorbique uniquement, c’est la forme la plus courante et la moins chère, comme celle utilisée pour la vitamine C Liposomique (aussi dite Liposomale ou Lyposphérique). MAIS N’UTILISEZ PAS de la vitamine C dite « sans acide », à base de calcium ascorbique, car elle contient 30% de calcium, et en prendre plusieurs grammes par jour vous créera une surdose de calcium qui vous donnera des crampes musculaires.
Comme par hasard on trouve de plus en plus de vitamine C « sans acide » dans le commerce, la seule qu’on ne peut pas utiliser pour le régime de Pauling !!
Pour éviter les flatulences créées par de grosses doses d’acide ascorbique, utilisez la vitamine C Liposomique qui ne créé aucun problème, ou alors des comprimés de vitamine C dits « à diffusion lente », à base d’acide ascorbique uniquement.

brevet-5278189-linus-pauling

L’original du brevet du Pr Pauling et du Dr Rath

Cliquez pour téléchargez le fichier .pdf complet avec photos et schémas

Extraits traduits par JT :
Brevet numero 5,278,189, du 11 Juillet 1994.
Inventeurs : Mr Rath et Mr Pauling.
Titre : Prévention et traitement des maladies cardiovasculaires occlusives avec de l’ascorbate et autres substances qui inhibent l’amalgamage des lipoprotéines(A)
Résumé : Une méthode est fournie pour prévenir et traiter les maladies cardiovasculaires, telle que l’arthérosclérose, en administrant des dosages thérapeutiquement efficaces d’un médicament comprenant de l’ascorbate, des inhibiteurs d’agglomération des lipoprotéines(a), et des antioxydants.

La vie de Linus Pauling

Linus Pauling (1901, 1994) était un chimiste et physicien américain. Il futl’un des premiers chimistes quantiques, et reçut le prix Nobel de chimie en 1954 pour ses travaux décrivant la nature de la liaison chimique.
Il publie en 1939 un ouvrage majeur La Nature de la liaison chimique (The Nature of the Chemical Bond) dans lequel il développe le concept d’hybridation des orbitales atomiques.

Ses travaux sur les substituts de plasma sanguin (avec Harvey Itano) durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que ses recherches concernant l’anémie falciforme (ou drépanocytose qu’il qualifie du terme révolutionnaire de « maladie moléculaire ») ont grandement influencé la recherche enbiologie pour la seconde moitié du XXe siècle.

Il découvrira notamment la structure de l’hélice alpha (motif d’enroulement secondaire des protéines) et manquera de peu la découverte de la structure en double hélice de l’acide désoxyribonucléique (ADN). Il proposera en effet une structure en hélice triple, structure dont l’amélioration d’après l’étude de l’ADN parradiocristallographie aurait vraisemblablement pu l’amener à l’élaboration du modèle en double hélice proposé par James Dewey Watson et Francis Crick en 1953.

Il est l’un des fondateurs de la médecine orthomoléculaire et a popularisé l’utilisation de la vitamine C.

Il reçut aussi le prix Nobel de la paix en 1962, pour sa campagne contre les essais nucléaires, devenant ainsi l’une des deux seules personnes à avoir reçu un prix Nobel dans deux catégories (l’autre étant Marie Curie).

Le Pr Linus Pauling et les vitamines.

Médecine et vitamines
En 1941, Pauling, âgé alors de 40 ans, découvre qu’il est atteint d’une forme grave de la maladie de Bright, une maladie des reins potentiellement mortelle que les médecins considèrent à l’époque comme incurable. Avec l’aide du Dr. Thomas Addis de Stanford, il parvient à contrôler l’évolution de la maladie en suivant un régime faible en protéines et sans sel, inhabituel pour l’époque. Comme tous les patients d’Addis, il se voit également prescrire des vitamines et des sels minéraux.

À la fin des années 1950, Pauling travaille sur l’action des enzymes sur les fonctions cérébrales. Il pense que les maladies mentales pourraient être en partie causées par des dysfonctionnements enzymatiques. Lorsqu’il lit la publication de Abram Hoffer de 1965, Utilisation de la vitamine B3 en psychiatrie, il se rend compte que les vitamines pourraient avoir des effets biochimiques importants en plus de ceux liés à la prévention des maladies liées à leurs carences. En 1968, il publie dans Science sa publication la plus importante dans ce domaine : « Psychiatrie orthomoléculaire […] » (PMID 5641253), dans laquelle il invente le mot orthomoléculaire pour décrire le concept de contrôle de la concentration des composés présent dans le corps humain pour prévenir et guérir les maladies.

Vitamine C, rhume et cancer
Les recherches effectuées par Pauling au cours des années suivantes sur la vitamine C génèrent des controverses. Lorsqu’il découvre le concept de cures de vitamine C à hautes doses développé par le biochimiste Irwin Stone en 1966, il commence à en prendre plusieurs grammes par jour en plusieurs prises en prévention des rhumes. Enthousiasmé par les résultats, il s’intéresse à la littérature du domaine et publie Vitamin C and the Common Cold en 1970 (La vitamine C et le rhume).

En 1971, il débute une longue collaboration avec le cancérologue britannique Ewan Cameron au sujet de l’utilisation de la vitamine C en injection intraveineuse ou par voie orale pour le soin de malades du cancer en phase terminale. Cameron et Pauling écrivent de nombreuses publications ainsi qu’un livre de vulgarisation Vitamine C et cancer qui décrivent leurs observations.Malgré des résultats qui semblent favorables, la campagne de publicités négatives menée à son encontre sape la crédibilité de Pauling et de ses travaux sur la vitamine C pour de nombreuses années.

Toujours sur la corde raide depuis sa campagne de lutte contre les essais nucléaires en surface des années 1950 menée sur la base de la biologie moléculaire, Pauling se retrouve en 1985 privé de ses sources de financements institutionnelles et du soutien de ses pairs. Il collabore tout de même ensuite avec le physicien canadien Abram Hoffer sur un régime incluant de la vitamine C à haute dose comme traitement d’appoint du cancer.

De fait, Pauling est le promoteur de l’idée selon laquelle des doses élevées et étalées dans le temps de vitamine C seraient efficaces contre les rhumes et autres maladies, ce qui est encore controversé de nos jours (QuackWatch, Plos, WebMD). Les injections de vitamine C par voie intraveineuse pourrait avoir un effet positif pour le traitement de certaines formes de cancer.

En 1973, Pauling et deux de ses collègues fondent un institut de médecine orthomoléculaire à Menlo Park en Californie, rapidement rebaptisé Institut de sciences et de médecine Linus Pauling. Il y dirige des recherches sur la vitamine C, mais poursuit également ses travaux théoriques en chimie et physique jusqu’à sa mort en 1994. Au cours de ses dernières années, il s’intéresse particulièrement aurôle de la vitamine C dans la prévention de l’artériosclérose, et publie trois rapports sur l’utilisation de la vitamine C et de la lysine pour soulager l’angine de poitrine.

En 1996, deux ans après sa mort, l’Institut Linus Pauling déménage pour Corvallis (Oregon) où il fait maintenant partie de l’Université d’État de l’Oregon.

La dernière interview de Linus Pauling, recueillie en avril 1994 par le journaliste scientifique Thierry Souccar est parue en septembre 1994 dans le numéro 571 de Sciences et Avenir (pages 100-103) sous le titre Un génie s’en va.

Prix et distinctions

Pauling fut lauréat à la fois du prix Nobel de chimie en 1954 et du prix Nobel de la paix en 1962.

Il fait donc partie des quatre seules personnes, avec Marie Curie, John Bardeen et Frederick Sanger, à avoir reçu deux prix Nobel. Marie Curie et Linus Pauling sont les deux seules personnes ayant reçu leurs prix Nobel dans deux catégories différentes. Linus Pauling est le seul à n’avoir partagé aucun de ses deux prix avec une autre personne.

Linus Pauling a également été lauréat d’un grand nombre de prix et de distinctions honorifiques, notamment :
– 1933 : membre de l’Académie des sciences des États-Unis
– 1936 : membre de l’American philosophical society
– 1946 : lauréat de la médaille Gibbs de l’American chemical society, section de Chicago
– 1947 : lauréat de la médaille Davy de la Royal Society
– 1948 : membre étranger de la Royal Society de Londres37
– 1951 : lauréat de la médaille Lewis de l’American chemical society, section de Californie
– 1960 : « Homme de l’année » dans Time Magazine
– 1962 : lauréat du Prix Gandhi pour la paix
– 1970 : lauréat du Prix Lénine pour la paix
– 1974 : lauréat de la National Medal of Science, remise par le président Gerald Ford
– 1977 : lauréat de la médaille Lomonosov de l’Académie des sciences de Russie
– 1979 : premier lauréat de la médaille de chimie de l’Académie des sciences des États-Unis
– 1984 : lauréat de la médaille Priestley de l’American chemical society

Il fut également nommé docteur honoris causa des universités de l’Oregon, Chicago, Princeton, Londres, Cambridge, Sheffield, Yale, Oxford, Paris, Tampa, Toulouse, Liège, Montpellier, Bruxelles, Cracovie38, Melbourne, Delhi, Lyon…

Retour haut de page