Le seuil de vitamine C qui évite le scorbut n’est pas le niveau optimal

Le mot « carence » paraît simple, mais il ne l’est pas, les recommandations officielles mesurent surtout la quantité d’acide ascorbique qui empêche le scorbut manifeste et qui sature, chez un adulte sain, le compartiment sanguin le plus facile à doser. Cette page part d’un autre constat, documenté par Linus Pauling, Irwin Stone, Matthias Rath et Robert Cathcart : l’absence de signes aigus ne prouve pas que les tissus disposent de la quantité nécessaire pour renouveler durablement leur collagène. Empêcher l’effondrement clinique et viser un fonctionnement optimal sont deux questions distinctes. Les confondre fausse la lecture des études autant que le débat public.

Le scorbut ne devrait plus être considéré comme une entité pathologique spécifique, mais seulement comme la séquelle extrême de l’hypo-ascorbémie.

Irwin Stone, formulation reprise dans ses travaux des années 1960 sur l’hypoascorbémie.

Le dossier distingue cinq échelles, quelques dizaines de milligrammes suffisent à écarter le scorbut visible, les apports nutritionnels conseillés se situent autour de 75 à 110 mg, et la saturation plasmatique du sujet sain apparaît vers 200 à 400 mg. Pauling, dans son article de 1970, situait l’optimum quotidien aux alentours de 2,3 g ou davantage. Cathcart, enfin, adaptait la dose à la maladie, souvent en grammes, parce que le stress aigu augmente fortement l’utilisation de l’ascorbate. Sur cette base, la page relit la théorie Rath–Pauling de l’athérosclérose comme scorbut chronique des parois, et montre pourquoi un essai à 100 mg, 500 mg ou même 1 g ne teste pas le modèle qu’il prétend parfois juger.

La conséquence est méthodologique avant d’être polémique. Lorsqu’une étude rapporte qu’une minorité de patients tombe sous le seuil conventionnel de carence, elle identifie les déficits les plus profonds ; elle ne dit rien de l’écart à l’optimum que Pauling avait en vue.

Avant de conclure à l’échec ou au succès « de la vitamine C », il faut donc vérifier la dose réelle, la voie, la durée, le statut initial et le critère de jugement. Ce texte n’invite pas à confondre un fruit, un gramme oral et une perfusion, il invite à nommer précisément ce que l’on mesure, afin de ne plus prendre le seuil de survie pour la mesure de la santé.

La nouvelle page est ici https://tresbonnesante.fr/differents-dosages-vitamine-c-effets/

Retour en haut