Résumé et analyse du livre « Le Médecin et le Chirurgien des Pauvres »

Pourquoi lire cette page

Pourquoi cette analyse ?
Parce que de plus en plus de personnes se tournent vers des remèdes anciens sans savoir ce qu’ils peuvent réellement apporter… et surtout ce qu’ils ne peuvent pas.

Ce que vous allez comprendre ici
– Ce qui reste utile aujourd’hui dans un livre médical ancien
– Ce qui est dépassé, voire dangereux
– Pourquoi la prévention moderne change complètement la donne

Cette analyse s’inscrit dans la continuité de mon travail sur la prévention des maladies chroniques, à partir des travaux de médecins contemporains.

Sur cette page :

Ce livre fait le buzz sur les réseaux sociaux, peut-être sous l’influence des sectes Amish ;o), et donc j’ai voulu voir de quoi il retournait.

Beaucoup de personnes s’intéressent aujourd’hui aux médecines anciennes par fatigue d’un système médical qui intervient trop tard. Cette analyse vise justement à faire le tri, sans idéologie.

Cet ouvrage est un manuel de médecine pratique populaire, destiné aux personnes sans accès régulier aux médecins ni aux soins coûteux. Il s’inscrit dans la tradition des livres de santé utilitaire diffusés entre le XVIIᵉ et le XVIIIᵉ siècle. C’est en vieux français, et je vais donc vous en extraire les points utiles, et analyser quelques éléments complémentaires.

Je veux bien que ce livre de 1669, d’il y a donc plus de 300 ans, soit une curiosité, mais certainement pas un des livres les plus importants à lire aujourd’hui pour espérer être en bonne santé, car rendez-vous compte qu’à l’époque ils ne connaissaient même pas l’existence des bactéries, des virus, ni des mécanismes fondamentaux de l’immunité, de l’inflammation, du métabolisme cellulaire ou des carences nutritionnelles. Ils soignaient à l’aveugle, avec de l’observation empirique et beaucoup de bonne volonté, dans un monde où l’on mourait jeune et où la maladie grave était la norme plutôt que l’exception.

« Ils soignaient à l’aveugle, avec de l’observation empirique et beaucoup de bonne volonté. »

Lire ce type d’ouvrage aujourd’hui peut nourrir la culture générale ou rappeler l’ingéniosité humaine en situation de pénurie, mais croire qu’il puisse servir de guide de santé moderne relève de la nostalgie intellectuelle. Espérer être réellement en bonne santé au XXIᵉ siècle exige de s’appuyer sur ce que la médecine et la recherche ont mis des siècles à comprendre : le rôle central du terrain biologique, des micronutriments, de la prévention active et des mécanismes profonds qui précèdent toujours la maladie visible.

Le médecin des pauvres, qui enseigne le moyen de guérir les maladies par des remèdes faciles à trouver dans le päis…

Par Dubé, Paul.

A Paris, chez Edme Couterot, 1669

Lien de téléchargement PDF : https://numerabilis.u-paris.fr/ressources/pdf/medica/bibnum/38921/38921.pdf

Objet et intention

Le livre vise à :

  • Mettre la médecine à la portée des pauvres, des ruraux et des familles isolées.
  • Fournir des remèdes simples, peu coûteux et accessibles, souvent à base de plantes, de produits courants ou de gestes pratiques.
  • Permettre à un lecteur non formé de diagnostiquer les maux les plus fréquents et d’agir rapidement.

Contenu principal

On y trouve généralement :

  • Une description des maladies courantes (fièvres, plaies, abcès, infections, douleurs internes, troubles digestifs, maladies de peau).
  • Des recettes de remèdes : décoctions, poudres, onguents, saignées, cataplasmes.
  • Des conseils de chirurgie simple : traitement des plaies, brûlures, fractures légères, extractions superficielles.
  • Une médecine fondée sur la théorie des humeurs (chaud/froid, sec/humide), dominante à l’époque.
  • Une forte dimension préventive : hygiène, alimentation, mode de vie.

Philosophie générale

  • La maladie est perçue comme un déséquilibre naturel, souvent corrigeable sans intervention lourde.
  • Le corps possède une capacité d’auto-guérison, aidée par des moyens simples.
  • Le savoir médical ne doit pas être réservé aux élites ou aux universités.

Importance historique

  • Témoignage précieux de la médecine pré-scientifique européenne.
  • Illustration de la médecine sociale avant l’État-providence.
  • Source d’inspiration pour les courants modernes de médecine naturelle, d’autonomie sanitaire et de soins communautaires.

Limites

  • Absence de connaissances modernes (bactéries, asepsie, antibiotiques).
  • Certaines pratiques aujourd’hui dépassées ou dangereuses si appliquées sans recul.
  • Valeur actuelle surtout historique, culturelle et comparative, non clinique.

En synthèse :
C’est un livre de survie médicale avant l’heure, pensé pour soigner avec peu de moyens, révélateur d’un rapport pragmatique, autonome et humaniste à la santé.


Avant l’analyse de cet ancien ouvrage qui j’espère contient des pépites utiles à notre Très Bonne Santé, voici une courte comparaison avec mon livre de 2022, que j’espère être quand même BEAUCOUP plus utile et efficace pour nous sortir des multiples ornières que représentent les maladies épidémiques modernes, et pour nous montrer les actions à mettre en prévention, pour éviter au moins 80% de ces maladies chroniques ! Je ne dis pas cela pour m’enorgueillir, puisque le contenu de mon livre provenant de médecins de renommées internationales, toutes les félicitations et remerciements leur reviennent.

Comparaison entre1669 et 2022

Comparer « Le Médecin et le Chirurgien des Pauvres » et « Évitons 80 % des maladies graves : Ces médecins nous expliquent comment ! », ce n’est pas opposer un vieux livre à un livre moderne. C’est comparer deux réponses très différentes à une même question centrale : comment rester en bonne santé quand on dispose de peu de moyens et que l’on ne veut pas dépendre d’un système médical lourd, coûteux et tardif.

Le Médecin et le Chirurgien des Pauvres est un livre de nécessité. Il s’adresse à une époque où la médecine est rare, chère, et souvent inaccessible. Sa logique est pragmatique : quand la maladie est là, il faut agir avec ce que l’on a sous la main. Le corps est perçu comme un système soumis aux déséquilibres naturels, et la guérison passe par des corrections simples : évacuer, drainer, refroidir, réchauffer, nettoyer, soutenir. Le livre apprend à reconnaître les symptômes visibles, à intervenir rapidement, et à éviter que les affections courantes ne dégénèrent. Sa force est l’autonomie immédiate : savoir quoi faire quand personne ne viendra vous aider. Sa limite est évidente : il agit surtout après l’apparition de la maladie, dans un cadre théorique ancien, sans compréhension des mécanismes cellulaires, infectieux ou métaboliques.

Le livre Évitons 80 % des maladies graves, change radicalement de paradigme. Il ne s’adresse pas à l’urgence, mais à l’amont. Là où l’ouvrage ancien cherche à soigner avec peu, celui-ci cherche à éviter d’avoir à soigner. Il s’appuie sur des médecins et chercheurs contemporains qui montrent que la majorité des maladies graves ne sont pas des fatalités, mais l’aboutissement lent de carences, d’inflammations chroniques, de déséquilibres métaboliques et d’erreurs de mode de vie. La santé n’y est plus une lutte contre des symptômes visibles, mais un état à maintenir par des apports corrects, une compréhension du terrain biologique et une action précoce.

La différence essentielle entre les deux livres tient à leur vision du corps.

Le livre ancien voit le corps comme un ensemble à réguler empiriquement, souvent dans l’urgence.

Le livre moderne voit le corps comme un système biochimique précis, dépendant de micronutriments, de conditions cellulaires optimales et de mécanismes réparateurs qui peuvent être soutenus ou sabotés au quotidien.

En termes d’utilité réelle aujourd’hui, Le Médecin et le Chirurgien des Pauvres est précieux comme témoignage et comme rappel : l’être humain a longtemps survécu sans technologie lourde, grâce à l’observation, à la simplicité et à la responsabilité individuelle. Il inspire une certaine sobriété médicale et une défiance saine envers la surmédicalisation. Mais il ne peut plus, à lui seul, constituer une stratégie de santé moderne.

« Évitons 80 % des maladies graves : Ces médecins nous expliquent comment ! », en revanche, est directement opérant dans le monde actuel. Il répond à un contexte où la médecine existe mais intervient trop tard, où les maladies chroniques explosent, et où les causes sont connues mais peu diffusées. Il redonne au lecteur un levier concret : comprendre pourquoi les maladies apparaissent et comment les empêcher avant qu’elles ne deviennent graves. Sa valeur n’est pas seulement informative ; elle est stratégique. Il propose une médecine de prévention active, fondée sur des données modernes, mais accessible à tous, y compris à ceux qui n’ont pas les moyens d’un suivi médical constant.

« Le premier apprend à survivre. Le second apprend à rester durablement en bonne santé. »

En résumé, ces deux livres ne s’opposent pas : ils se situent sur deux étages différents de la santé.

Le premier aide à ne pas mourir quand on est déjà malade et isolé.

Le second aide à ne pas tomber malade gravement dans un monde pourtant médicalisé.

Si l’on devait les résumer en une phrase :

Le Médecin et le Chirurgien des Pauvres apprend à survivre.
Évitons 80 % des maladies graves apprend à rester durablement en bonne santé.

Et c’est précisément ce passage de la survie à la prévention éclairée qui fait toute la différence.


Les remèdes encore pertinents aujourd’hui contenus dans ce livre de 1669

Très bien. Abordons cela de façon rigoureuse, sans fascination naïve ni rejet caricatural.

Identifier les remèdes encore pertinents aujourd’hui dans Le Médecin des Pauvres (1669) oblige à faire un tri sévère entre ce qui relève de l’observation juste, de l’intuition empirique, et ce qui appartient clairement à une médecine obsolète ou dangereuse. Si l’on retire tout l’appareillage théorique erroné de l’époque (humeurs, saignées systématiques, purges excessives), il reste néanmoins quelques principes et pratiques qui conservent un intérêt réel.

D’abord, l’hygiène des plaies. Même sans connaître les bactéries, les auteurs insistent sur le nettoyage, le drainage, l’évitement de la stagnation des humeurs et des sécrétions. Le lavage à l’eau, parfois à l’eau vinaigrée ou alcoolisée, la protection des plaies ouvertes, le changement régulier des pansements : tout cela va clairement dans le sens de ce que l’on appellera plus tard l’asepsie. Ce n’est pas une compréhension scientifique, mais une intuition correcte fondée sur l’expérience.

Ensuite, l’usage de certaines plantes médicinales reste pertinent. Des plantes comme le thym, la sauge, l’ail, l’oignon, le romarin ou la camomille étaient utilisées pour leurs effets antiseptiques, digestifs, anti-inflammatoires ou calmants. Aujourd’hui, leurs propriétés sont documentées : huiles essentielles, composés phénoliques, flavonoïdes, effets antibactériens ou antioxydants. Ce ne sont pas des médicaments miracles, mais des soutiens réels, encore utilisés en phytothérapie moderne.

On trouve également une attention intéressante portée à l’alimentation comme facteur de santé. Le livre recommande souvent d’éviter les excès, les aliments trop lourds pour les malades, et insiste sur des bouillons, des préparations simples, digestes, hydratantes. Sans parler de micronutrition, il existe déjà l’idée que ce que l’on mange influence directement l’état de santé et la capacité de récupération. C’est rudimentaire, mais fondamentalement juste.

Autre point encore valable : le repos et le respect des forces du malade. Contrairement à certaines caricatures, ces ouvrages ne prônent pas toujours l’intervention agressive. Ils recommandent fréquemment le repos, la chaleur ou le refroidissement selon les cas, l’observation de l’évolution naturelle de la maladie. Là encore, on retrouve une intuition correcte : le corps a des capacités de récupération qu’il ne faut pas entraver inutilement.

Enfin, il y a un aspect souvent sous-estimé : l’autonomie sanitaire. Le livre enseigne aux familles à ne pas être totalement dépendantes d’un praticien, à comprendre les signes simples, à agir tôt. Cette logique d’autonomie, bien que basée sur des connaissances limitées, reste extrêmement moderne dans l’esprit. Elle rejoint aujourd’hui les démarches de prévention, d’éducation à la santé et de responsabilisation individuelle.

En revanche, il faut être très clair :

– Les saignées, purges répétées, lavements excessifs et interprétations humorales sont à rejeter sans ambiguïté.

– L’absence totale de compréhension des infections systémiques rend ces ouvrages dangereux s’ils sont appliqués littéralement.

– Aucun de ces remèdes ne permet de prévenir les grandes maladies chroniques modernes.

Conclusion nette :

Le Médecin des Pauvres contient encore quelques gestes justes, des plantes utiles et une philosophie d’autonomie respectable, mais il n’offre qu’un savoir fragmentaire, empirique et défensif. Il peut inspirer une réflexion historique ou compléter une culture générale en santé, mais il ne peut en aucun cas servir de socle pour une stratégie de santé moderne.

C’est précisément là que votre livre intervient : non pas pour nier l’intuition ancienne, mais pour la dépasser, la corriger et l’armer avec des connaissances capables, cette fois, non plus de limiter les dégâts, mais d’éviter l’apparition même des maladies graves.


Les plantes recommandées dans ce livre

Voici un décryptage détaillé, sérieux et actualisé des principales plantes que l’on retrouve typiquement dans Le Médecin des Pauvres, avec une distinction claire entre l’usage ancien, ce que l’on sait aujourd’hui, et leur utilité réelle actuelle. L’objectif n’est pas de réhabiliter une médecine ancienne, mais d’en extraire ce qui tient encore debout à la lumière des connaissances modernes.

Thym (Thymus vulgaris)

Usage ancien
Employé contre les affections respiratoires, les fièvres, les plaies infectées et les troubles digestifs. Utilisé en décoction, en fumigation ou appliqué localement.

Compréhension moderne
Le thym est riche en thymol et carvacrol, des composés à activité antibactérienne, antifongique et légèrement antivirale. Il stimule aussi les sécrétions bronchiques.

Utilité actuelle
Toujours pertinent comme antiseptique léger, expectorant et soutien respiratoire. Utile en prévention ou en complément, mais insuffisant seul contre une infection sérieuse. Sa valeur est réelle mais limitée au stade précoce ou bénin.

Sauge (Salvia officinalis)

Usage ancien
Utilisée pour les inflammations de la bouche, les maux de gorge, les troubles digestifs et comme tonique général. Très courante en gargarismes.

Compréhension moderne
Riche en polyphénols, flavonoïdes et huiles essentielles aux effets anti-inflammatoires et antiseptiques. Effet astringent reconnu.

Utilité actuelle
Pertinente pour les inflammations buccales, gingivales et pharyngées. Utile en hygiène orale et digestive légère. Pas un traitement de fond, mais un bon outil symptomatique.

Ail (Allium sativum)

Usage ancien
Considéré comme un remède universel contre les infections, les parasites et les maladies “corrompues”. Consommé cru ou en macération.

Compréhension moderne
L’allicine et les composés soufrés ont une activité antibactérienne et antifongique démontrée, ainsi qu’un effet modéré sur la circulation et l’immunité.

Utilité actuelle
Toujours intéressant comme soutien immunitaire et antimicrobien doux. Effet réel mais non comparable à un antibiotique. Utile surtout en prévention et en soutien du terrain.

Oignon (Allium cepa)

Usage ancien
Utilisé pour les affections respiratoires, les cataplasmes contre les infections locales, et les troubles digestifs.

Compréhension moderne
Riche en quercétine, un flavonoïde antioxydant et anti-inflammatoire. Effet expectorant et léger effet antibactérien.

Utilité actuelle
Intérêt surtout nutritionnel et anti-inflammatoire modéré. Peu utile comme “remède” isolé, mais cohérent dans une approche globale.

Camomille (Matricaria chamomilla)

Usage ancien
Utilisée pour calmer les douleurs, les inflammations, les troubles digestifs et nerveux. Très présente chez les enfants et les personnes fragiles.

Compréhension moderne
Contient des flavonoïdes et des lactones sesquiterpéniques aux effets anti-inflammatoires et sédatifs légers.

Utilité actuelle
Toujours pertinente pour les troubles digestifs fonctionnels, le stress léger, les inflammations superficielles. Aucun effet sur les maladies graves, mais une réelle valeur de confort.

Romarin (Rosmarinus officinalis)

Usage ancien
Employé comme stimulant, pour les troubles digestifs, la fatigue et la “faiblesse du cœur”.

Compréhension moderne
Contient de l’acide rosmarinique et des antioxydants puissants. Effet cholérétique, hépatoprotecteur léger, stimulant circulatoire.

Utilité actuelle
Intéressant pour soutenir la digestion, le foie et la vigilance mentale. Usage ponctuel, non curatif.

Vinaigre (souvent de vin)

Usage ancien
Utilisé pour nettoyer les plaies, désinfecter, rafraîchir les fièvres, conserver les préparations.

Compréhension moderne
Le milieu acide inhibe partiellement la prolifération bactérienne. Effet antiseptique faible mais réel.

Utilité actuelle
Intérêt limité mais réel en hygiène de surface. Insuffisant pour une désinfection médicale sérieuse.

Ce que ces plantes ont en commun (et leur vraie limite)

Ces plantes ont une chose en commun :
elles agissent en surface ou à faible profondeur biologique.

Elles peuvent :

  • limiter une prolifération microbienne locale,
  • réduire une inflammation légère,
  • soutenir une fonction (digestion, respiration, détente).

Elles ne peuvent pas :

  • corriger une carence chronique,
  • restaurer un terrain immunitaire dégradé,
  • prévenir ou inverser une maladie dégénérative,
  • agir au niveau cellulaire profond.

C’est précisément là que la médecine ancienne atteint son plafond.

Conclusion

Les plantes du Médecin des Pauvres ne sont ni ridicules ni miraculeuses.
Elles sont logiques, modestes et contextuelles.

Elles ont encore une utilité :

  • en prévention légère,
  • en complément,
  • en hygiène quotidienne.

Mais croire qu’elles suffisent pour “être en bonne santé” aujourd’hui est une illusion. Elles peuvent accompagner la santé. Elles ne la fondent pas.

C’est tout l’enjeu du livre de 2022, « Évitons 80 % des maladies graves : Ces médecins nous expliquent comment ! » : passer de la gestion empirique des symptômes à la préservation consciente du terrain biologique, là où ces remèdes anciens, malgré leur ingéniosité, s’arrêtent net.


À retenir

  • – Les remèdes anciens peuvent aider ponctuellement
  • – Ils ne préviennent pas les maladies modernes
  • – La santé se joue avant les symptômes
  • – La prévention repose sur le terrain biologique

Souhaitez-vous simplement soigner quand la maladie est là, ou comprendre comment l’éviter avant qu’elle n’apparaisse ?


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